lundi 19 août 2019

Un beau voyage en cartes et dessins








Golden state traduisez « Pays de cocagne »

Jeudi 14 août 
On s’offre le passage du Golden Gâte pour arriver sur Frisco. Les lumières matinales le rougissent.



Le dépôt du van est à 40 bornes de Downtown donc ce matin ça va être bagnole et Uber pour revenir à l’hôtel . 
Je n’ai rien préparé pour San Francisco , ici c’est Gigi la head manager. Elle a pris la confiance comme dirait Paloma. Hélas sans plan de la ville et un sens de la 
désorientation très développé , elle tente de rattraper 
le coup en feuilletant nerveusement ses guides. Nous 
ne trouverons jamais le loueur de vélo , ni le quartier hippie  de Haight Ashbury . Pour finir le tout, la batterie
 du cellulaire est au bord de la crise de nerfs. Adieu Google maps, waze et Uber.
Le programme est démentiel. Vélo sur North Beach , 
visite de Mission, etc...









Ne sachant plus que faire , elle nous mène à Castro le quartier homo. Les arcs en ciel fleurissent et adoucissent notre quête désespérée .
Je suggère de revenir à l’hôtel récupérer un plan ou 
une batterie mais ma chérie est un boss, un vrai. 
Les questions de Lucie sont pleines de bon sens.

 L’italo-assonaise abdique et retour à l’hôtel après unpassage au Cha Cha Cha ceviche et salade d’épinards tièdes aux fromages locaux top, quartierHaight Ashbury.
Vexée , notre fière guide bosse sa journée de demain ... Ça va faire mal









Vendredi 15 Août
Petit déjeuner dans un boui-boui au pied de l’hôtel .
San Francisco a bien changé depuis mon dernier passage il y a 30 ans...Pas ses maisons victoriennes , ses collines et son câble car mais le développement  des entreprises tech a modifié la constitution sociologique .En plus de la Silicon Valley ( Apple et compagnie) vers San José au sud de Sfrancisco , une zone tech a surgi au sud est de Dowtown. Ces employés fortement diplômés à fort revenus veulent vivre au centre , aller emmener leurs enfants à pied ou à vélo, participer aux activites associatives de Fort Mson où passer leGolden Gate à vélo le week end pour se balader dans le Marin County ou manger du poisson dans un restau deSausalito . Conséquence: la ville est devenue la plus chère des usa, 1 millions d’euros minimum pour un 60 m2 carré vers Océan street, 5 millions une victorienne sur Haigh Ashbury ou encore 4000 euros un studio sur Nob Hill. Même « les high tekler » sont locataires.
J’ai croisé un économiste roumain dans l’avion, il bosse pour une entreprise de software .Il m’a expliqué que l’etat de Californie est aussi déficitaire que la France ou pire et qu’une telle politique la met dans le mur. Pourtant la vie y est si belle que les entreprises y restent pour garder leurs meilleurs salariés et payent un système de santé et éducatif de qualité . Même pour les classes moyennes et inférieures qui par contre doivent vivre en banlieue . Le salaire minimum est de 15 dollars ici, 13 euros chez nous chargés patronales incluses.
Pour une pays libéral, le rôle de l’etat y est fort...Avis à ceux qui prennent l’exemple américain pour réduire le secteur public.C’est faux pour les états des côtés est et ouest .
En plus, la Californie est l’état le plus taxeur et redistributeur .

La suite , c’est un tour sur la ligne de câble car Powell Hyde.C’est celle qui franchit les collines les plus pentues. Moi, je trouve plus marrant que les manèges d’Universal mais bon.
Un tour à Castro Street suivi de sandwich frais à Ghirardelli Square , une fabrique de chocolat reconvertie en bars et restau branchés.
On loue des velos pour rejoindre Crissy Field , un parc récréatif situé sur l’ancien site des sous marins nucléaires us , et le Golden Gate, symbole de la ville .
La suite , c’est Paloma qui raconte...

Direction alcatraz ! On embarque sur un bateau et c’est partit pour 15 minutes de trajet dans le vent avec une magnifique vue sur san francisco.
A peine arrivés nous nous dirigeons déjà vers la prison avec notre groupe en écoutant d’une oreille distraite( pour ma part en tout cas) les explications de notre guide. A la fin de notre marche d’approche des brochures et des guides audio en français nous sont distribuées et nous pénétrons dans la terrifiante enceinte. On nous montre plusieurs cellules et pièces tout en nous expliquant divers faits sur ces mêmes pièces et sur les occupants de la prison. Les guides audios sont très bien faits, les témoignages sont accompagnés de bruitages réalistes et sont très intéressants, on ne voit pas le temps passer ! A la fin de la visite on est content de partir et de ne pas louper le dernier bateau parce que c’est vrai qu’une nuit sur alcatraz ne donne pas très envie...
Entre ses mouettes qui ne veulent pas se taire, sa température loin d’être agréable, et son passé peu joyeux il y a de quoi avoir peur.
C’est donc avec soulagement que nous traversons la courte distance qui sépare l’île isolée de san francisco et que nous nous empressons d’appeler un Uber afin d’échapper au vent.
Notre destination est celle-ci : un restaurant de sushi très coté avec une très longue file d’attente. Nous attendons donc pendant 1 heure une table qui ne semble jamais se libérer mais finissons par nous asseoir avec un léger mal de jambes. Notre première erreur est de commander la sélection du chef, un truc de « touriste » qui se révèle ne pas être un régal ni à la hauteur de nos attentes. Nous partons donc sur une nouvelle tournée qui elle est déjà meilleure.  
 Pour moi, le restaurant est assez surcote et cher(100$) en comparaison de celui de LA qui avait d’ailleurs de meilleurs sushis.
C’est sur ces derniers mots que je vous laisse et que je redonne la rédaction de ce blog à mon cher père.












dimanche 18 août 2019

Yosemite vu d’en haut

Mercredi 13 août 
Le 0°qui règne  à 8 heures ne nous a pas incité à nous réveiller trop tôt. On a dormi à 2400 m d’altitude et le sommeil est léger dans ce cas.
Nos réserves de nourriture commencent à se réduire et les grimaces des filles devant ce qu’il reste pour déjeuner et pique niquer nous font comprendre que le retour à la civilisation va leur faire plaisir.
Ce matin, j’ai prévu une randonnée de 3 heures dans le secteur de Tulowne Meadows, vers un sommet panoramique , un mini Capitan. Il culmine à 3000 m quand même et sa crête est relevée : Lembert Dôme .
Comme d’habitude , un peu de monde dans la première heure mais après ça s’étire. La plupart des gens ne font que passer ici , on est donc relativement tranquilles.
On a croisé aussi des gars qui faisait des randonnées au long cours , le Pacific Trail de la chaînes des Cascades au Mont Whitney . 
Pique nique au sommet , vue sur Mono Pass , Johnson Peak au sud et la Yosemite Valley.
La vue claque.
















On va quitter Yosemite des étoiles dans les yeux et l’envie d’y rester plus longtemps.Half Dome, Omsted Point, Tulowne Meadows, White wolf ne sont plus que des noms aventuriers imaginés et admirés dans des revues mais des lieux réels encore plus beaux.
Retour au van vers 15 heures , il faut qu’on le rende à regret demain matin dans la banlieue de San Francisco. Il nous reste 4 heures de route pour nous approcher. Restitution avant 10 heures.

samedi 17 août 2019

Mammoth lakes: ride, read and climb




Mardi 12 août 
Malgré les lacs environnants et les superbes Minaret Peaks au-dessus de notre campement , les filles ont pas une grande envie de monter vers Agnew Lake et Carson Peak. On retourne dans le hot spot du tourisme d’aventure de Californie : Mammoth Lake.
Les filles iront qu parc d’aventure, Gigi bouquinera sur les transats face aux pistes et moi...direction le plus beau bike parc de l’Ouest.








Je suis pesé , mesuré sur tous les segments pour me filer un Trek Remedy réglé aux petits oignons. Le bike man m’a donné le circuit idéal a réaliser à la demi-journée. Montée au sommet de la station à 3300 m en télécabine et c’est parti pour 2000 m de dénivelé négatif et 800 de positif.






Of the top , bearing hears, manzanita et pour finir Juniper et ses magnifiques virages en épingles .
J’arrive au village de Mammoth , boude le bus vélo et remonte par Uptown de plus en plus lentement , l’altitude et la faim commençant à faire leur effet.
Je retrouve les aventurières qui ont vaincu leur peur sur la zion lin le mur d’escalade et l’accrobranche devant leurs hamburgers bien mérités .
Direction les sources chaudes pour clore note passage ici.
Quinze heures, le moment de reprendre la route vers l’ouest de Yosemite . Pas d’hébergement réservé , ce soir c’est first come, first served. Et nous, on ne peut pas dire qu’on est first come.
Les rateauxs’ enchaînent autour des camps proches de Tioga Pass, râteau aussi à Tulowne Meadows et Tenaya Lake. Il ne reste que Porcupine Flat, White Wolf ou Tamarack ou bien une retraite honteuse hors du parc.
On fait les emplacements du premier nomme un à un et on se le fait piquer par une famille sino- américaine. Encore eux. Sourire faux cul compris.
Je tente le tout pour le tout en proposant de partager l’emplacement d’un jeune couple aperçu à l’entrée: Greg et Rachel
Nos sauveurs. Ils me demandent juste de vérifier  si notre  nourriture entrera dans le bear locker . Il a été victime d’une attaque dans ce camp pour une banane oubliée , une bonne raison d’avoir peu.
On finit la soirée autour de leur feu avec notre vin.
Ils nous enseignent la vraie manière de faire des Marschallows ...en sandwich avec des biscuits et du chocolat fondu.Sans blague hyper bon.
Nos conversations se prolongent autour du feu. Ils me demandent si la situation de leurs coreligionnaires juifs est dangereuse en France.
Nous parlons aussi des Homeless de L.A et Frisco.
Nothing’s better than a fire at Yosemite, dit Greg le juif ashkénaze .
Il est temps de laisser la place aux ours.

leblogalololulugigiet poopie