Jeudi 17 aout
Ayant suivi les préceptes de maître Gigi ( prononcez Djaidjai), je me suis acclimaté lentement mais patiemment.
Au point d'envisager de retourner en haute altitude sans craindre d'oedeme . Je m'étais bien convaincu que les Pyrénées était à ma taille et que cela était suffisant , que Fernand Cassoulet et Christian Ravier aussi n'était pas à l'aise en haut.
Néanmoins cette dure épreuve passée avait un peu ébranlée la confiance que j'avais en mon corps . Respecter scrupuleusement les étapes avec la confiance de Gigi que je remercie m'a permis de mettre une explication et une fin à mon périple alpin.
Propédeutique qu'il avait dit l'interne de Chamonix...
Autrement dit j'avais fait trop d'erreurs pour ne pas avoir de problèmes : partir avec une pneumopathie, passer de 300 m à3700 le même jour, rouler de nuit,pas assez bu d'eau, manger lourd...
Je n'ai pas de prédispositions à avoir des problèmes en altitude.
Il suffisait d'essayer de faire les choses comme il le faut.
Donc , j'ai mis mon réveil a 4:30, pris un sac léger et 4 litres d'eau pour rejoindre Mac Cullough Trailhead, départ du sentier vers le Quandary Peak , un Fourteener quî culmine à 4350 mètres et qui a l'avantage d'être à un quart d'heure de notre maison .
Dans le jargon des alpinistes américains, le terme de fourteener s'applique aux sommets de plus de 14 000 pieds (4 267 mètres) au-dessus du niveau de la mer.L'état du Colorado a 54 fourteeners, la Californie 12 .
Le Quandary est le 13 eme et fait partie du secteur des Sawatch Mountain et du T'en Mile Range alors qu'hier nous étions dans le Front Range et le secteur du Gray's Peak.
J'avais bien lorgné sur Mounts Democrats( Démocrat Peak, Lincoln Peak, ) dont l'ascension eut été un peu plus alpine, moins courue et et en ces temps de Trumpisme très élégante.Mais comme je n'ai pas réussi à être sûr de l'état de la piste, et que notre shuttle nous récupère à18:00 , j'ai renoncé.
Si je reviens...
Les 8 places du parking supérieur sont déjà prises et je pars de plus bas mais à l'altitude du Balaitous quand même.
Bouteille d'eau à la main pour boire mes 4 gorgées au quart d'heure, je monte en évitant l'essoufflement et si possible a un rythme facile quî m'évite trop d'arrêts et même d'éviter la foule.
Je reprend une trentaine de personnes parties trop vite et sont obligées d'ouvrir le capot à 3900 soit juste sous l'arête sommitale raide. Certains toussent et n'arriveront pas en haut.
Les pieds sont font moins précis pour nombreux copains ascensionnistes. Quand à moi, je suis au top à 600 à l'heure avec un peu sous la pedale.
Au troisième arrêt banane, je sympathise avec un monsieur d'une soixantaine d'années quî vient chaque été faire un fourteener. Comme on est solo, on se propose de s'attendre au sommet pour la séance photo.
La fin devient plus montagne et le panorama se dévoile à 360 degrés: le mont Elbert à l'ouest vers Leadville, les MOnts Democrats au sud ouest plus à l'ouest le Gray's Peak et notre Montezuma Valley d'hier et au nord le Longs Peak et le secteur d'Estes Park que nous avions parcouru sur la plus haute route du continent (cf articles précédents).Juste en dessous les lac Mohawk brillent.
San Juan Mountains au fond
Mont Elbert et Mosquito Range
Sommet avalé et 1100 m en 2 heures et quart.
Je tchatche un peu avec un jeune barbu très Boulder avec sa chemise à carreaux et il,me montre des faces skiables et des passages moins grand public.
Il y a de quoi crapahuter par ici.
La descente en courant et en admirant une dernière fois ce bel environnement des Rockies.
Un coup,de fil à Maminette quî a de bonnes nouvelles enfin.
Dernier repas au 124 Highwood Terrace avant le retour.












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