Mercredi 8 août : Le village du bout du monde, le cirque de Taghia et ses sources.
Après une nuit fraîche capot ouvert (entendez portes et fenêtres), on prend la route de Taghia , le dernier village au fond de la vallée avec notre caravane presqu’au complet: Brahim vous connaissez, son neveu Slimane le sosie de Neymar survêtement du plongeur compris et Saïd le souriant muletier plus nos deux mules.
Une étroite gorge nous mène à ce village coincé au fond d’un cirque de schiste rouge presque infranchissable. Une sorte de Mafate en moins tropical.
L’organisation de l’espace est juste parfait. Chaque parcelle est utilisée pour la culture de céréales (deux par saison, d’abord blé ou orge puis maïs), les vergers sont pleins de poiriers, pommiers, figuiers, pêchers, des noyers. Des le matin, les femmes aux tuniques colorées ouvrent et ferment les kilomètres de canaux d’irrigation au gré des besoins.
Des hommes font des allers retours avec leurs mules jusqu’à Zaouiat Ahansal pour apporter des matériaux de construction.
En effet, Une française est en train de construire un hôtel sur un belvédère qui offre une vue unique sur la Cathédrale de Taghia. Les enfants jouent à se cacher, à lancer des cailloux et se baignent près de sources du village.C’est un autre aspect du Maroc, très vert et très calme. Marrakech semble loin et personne ne s’en plaint. Quelques spots rappellent que des visages pâles sont venus et viennent jouer les conquérants de l’inutile sur leurs cordes.
Brahim et ses potes nous ont dégoté un bivouac au top avec le menu que vous connaissez, légumes achetés aux villageois en passant.
Hélas, l’orage gronde trop vite pour qu’une sieste nous nous soit accordée par Mohamed le guide qui sait tout ou presque.
Nuit au refuge avec un tajine chevreau, courgettes et raisins 20/20










Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire