Jeudi 9 août :Le carrefour des nomades: Asme Souk
Toujours des orages annoncés sur le net, Mohamed lui fait de la météo en temps réel mais nous demande néanmoins de partir tôt. Mes courageuses acquiescent.
On va remonter un long oued à sec pendant 3 heures jusqu’au col Aqqa n’Llissi à 2770 m puis redescendre un peu et remonter pour trouver un pas qui nous fera basculer vers la vallée de l’Azourki.
La montée est belle dans sa deuxième partie, belle ou on longe l’Aroudane une fière face qui culmine à 3400 mètres. Des genévriers thurifaires multi millénaires nous octroient des pauses à l’ombre durant lesquelles je distribue les crêpes Msalem récupérées au ptit dej.
Des carlines, des euphorbes des chênes verts, un terrier de chacal constituent nos observations écologiques du jour. Encore une fois , c’est le génie humain qui frappe mes yeux tant les habitants croisés se sont adaptés à leur environnement. Il y a moins d’eau qu’à Taghia soit, alors ils se placent sur les versants de neige et de pluie et sèment sur des parcelles en terrasses plus grandes pour compenser le rendement moins bon.
Un père de famille bat le blé en faisant tourner comme des cons ( l’expression doit venir de là)4 ânes reliés à un pieu. Elle lui aussi, il tourne, il tourne.
Lucie ne quitte plus Brahim et sa mule qu’elle a baptisé Erghidi, la flèche en berbère.
Arrivés sous la pluie et quelques éclairs après 7 heures de
marche , nous apercevons nos tentes caidales déjà montées(Merci Saïd et Untungum )au milieu d’un plateau peuplé de nomades . Juste à temps pour s’abriter. Déjà Brahim officie au mes pour la soupe du soir bonsoir.
Chapeau à Paloma pour 21 kms et 1200 mètres de dénivelé et à toute là caravane qui...passe.
Demain direction le lac d’Izourar













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