Vendredi 11 août : A la rencontre des Ait-Atta, les nomades qui reviennent du Sahara
Réveil toujours très tôt et toujours pour la même raison( Mohammed Gillot Pétré ).Je me suis résolu à sortir de la tente pisser , conscient des limites de la prostate d’unquadra/quinqua.Je suis sous un ciel et une voie lactée qui traverse l’horizon de part en part. Je pense au Petit Prince dans le désert, je m’imagine chef touareg aux confins du Mali et de la Mauritanie. La rêverie des grands espaces et du silence...
Brahim a réussi à assurer un ptit dej avec omelette et msalem , de quoi donner des forces pour la troisième étape qui va nous faire traverser des hauts plateaux occu
pés en cette saison par les célèbres Ait-Atta, nomades du Sud, jamais vaincus par les colons.
On traverse le plateau d’Asmasouk et on rencontre une magnifique maman nomade aux yeux bleus qui s’enquiert de nos intentions. Elle a les yeux rieurs et se met de profil pour que l’on voit sa progéniture et éventuellement qu’on la félicite. Ce qui fut fait. Lucie semble subjuguée, Paloma boit les explications de Mohammed notre guide. Plus pour longtemps, la marche se durcit puisqu’il va falloir se hisser jusqu’à Tizi n’ Tagragra =Col de Tagragra en suivant le lit d’un oued jusqu’à presque 3000m. Après ça descend et on arrivera au bivouac du lac Izourar pour manger, qu’il’disait le Momo.
C’est l’heure pour Lulu de monter Ergidit , Paloma et Gigi sont calées sur un rythme de montagnarde et arrive peinarde pendant que je fais du rab jusqu’au Djbel Ras, un pic à 3150 m qui donne un belle vue sur les gorges de Taghia
Les mules accélèrent pour que Saïd, Brahim et Utmugun installent le bivouac et préparent le traditionnel légumes /sardines/ thé à la menthe.
Je croise des chèvres et des brebis( ça c’est normal) puis des dromadaires.Là, je comprend moins.
Direction Momo qui sait tout. Il’s’agit d’un campement Ait Atta qui arrivent du Sahara pour une transhumance version XXL et grand écart de climat.
Elle débute en mars,(s’appelle Tasfout ) , mois ou les caravanes quittent Mhamid puis remonte vers le Djebel’Sagro , une chaîne de montagne vers Ouarzazate puis arrive vers le Dades et la vallée de des Roses avant de finir leur périple ici, à côté de notre bivouac du lac d’Izourar. Ils restent jusqu’en novembre avant de retourner chez eux.
Comme la guerre de Troie, la promenade de l’après-midi n’aura pas lieu.
Le ciel se charge, l’Azourki qui nous domine rugit, des rideaux de pluie se préparent un peu partout. Il n’est pourtant que 14 heures. Direction la tente.
Un orage de fin du monde nous tombe dessus jusqu’a la soirée.
Heureusement pour moi pour qui rester trois heures immobile est impossible,les mules se sont échappées vers le village et je propose à Utmugun de l’accompagner. Le vieillard chaussé de Crocs pétées va trop vite pour moi et il canalise les bourriques avant même que j’arrive mais bon c’est l’intention qui compte.
Malgré tout nos Zaouiat Bernard(Zaouiat c’est sain), nous bichonnent et nous appellent à rejoindre la tente mes pour se réchauffer d’une soupe et un tajine vegan apprécié.
















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